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Poésies

Mobirise

Elle

Ne pas être avec elle se dit plus d’une fois,

C’est ne rien avoir,

C’est pleurer toute la journée,

C’est vivre sans goût, sans parfum ;

C’est être plus pauvre que pauvre,
C’est être moins flamboyant que le soleil qui
 Brille sans se soucier d’une sainte religion,
 C’est être ambitieux à fond perdu,

C’est croire le vent quand tu penses qu’il te parle ;

Sans toi, c’est tout ce qui ne se partage pas,

C’est être seul à contempler la moitié de quelque chose,

C’est mourir encore une fois,

C’est vivre beaucoup trop longtemps.

Le monde au féminin




Le bruit court que l’Harmonie et le nouveau Monde 
Qui n’est pas loin ne font q’un . . .
La sensibilité, la stabilité, la maturité, la tendresse, l’affection,
C’est de là que vient le monde.
Alors, où irais-je donc si tu n’étais pas là ?
Je ne vois pas à l’horizon un autre monde . . .
On raconte dans les coulisses du bonheur,
Qu’il revient chaque matin comme un écho ;
Le tien !

Les cathédrales




Je me suis levé avant toi,
Après avoir dormi contre toi,
Je te regarde dormir encore.
Un voile Perse est posé sur
Ton corps presque nu.
J’y ajoute un baiser pour 
Te couvrir mieux.
Soudain j’entends tes rêves
Bâtir le jour qui se lève ;
La construction commence à 
Ton réveil.
Dans mon aimable solitude
J’imagine bien le jour nouveau.

Les larmes sèches





La faim, la guerre, le chaos, la tromperie des mots, le mensonge des phrases, le temps qu’il reste, c’est l’ambiguïté de l’humanité, l’autre nom du monde.
L’indifférence des nations de marbre cultive la vigne du mépris dans le seul but de favoriser ses ambitions de pacotille.
Les histoires s’échouent sur les plages sous les yeux d’une compassion mortuaire.
La poudre reste au sec et c’est la foudre marchant au pas du ciel que l’on accuse.
On soupçonne un visage de toile aux multiples regards de ne pleurer que quand c’est 
Nécessaire ou utile.
On appelle cela le déni, l’autre nom du monde.
Pauvre bombe, comment sauver de ce qui est en chacun d’eux.
Homme tout puissant, ne bouges-tu donc jamais dans le sens du plus faible ?
Pauvre lumière éteinte,
Quand éclaireras-tu ton cœur,
Quand vas-tu te réveiller,
Le pourrais-tu encore ?
N’oublie jamais dans ton sommeil que le plus faible est ton meilleur architecte.

J’espère être en retard.




Si tout pouvait être en retard, j’aurais pris le temps de te chercher avant ce jour.
Quand le ciel tombe un peu sous mes yeux et qu’il pleut sans hasard, je regarde au mieux derrière moi et rien de toi ne disparait,
Pas même les jours heureux pour qui les retards n’existent pas.
Le soleil me poussant un peu, je regarde devant moi pour mieux me souvenir,
Pour mieux te retenir.
Alors je me reconnais enfin,
Alors je prends le temps,
Alors une nouvelle fois je me relève.
Alors encore une fois je vis quand tu vis.
Si j’ai pris un peu d’avance dans ton coeur,
Retiens moi, 
Ne sois pas en retard.

Les mots roi



Tu sais pas,
Mais hier soir je suis Passé chez toi ;
Tu dormais comme un ange ;
J’y ai déposé un Présent sur tes lèvres endormies.
Mais tu ne le sais pas mon ange ;
Sans le savoir je t’ai donné mon Futur.
Bien qu’inachevé, bien qu’incomplet,
C’est Parfait comme ça.





Martha Viggo Johansen 1890

Martha



Chez Martha on ne tourne pas la dernière page ;
Elle ne ferme les yeux que pour dormir ;
Vous tendez le poing vers le ciel sans que cela gronde là-haut ;
C’est la vieillesse de l’inexplicable renouveau qu’aspire le toujours  
Les siècles qui tentent de s’en inspirer en essayant de se consumer doucement ;
Quand Martha vous engloutit, c’est que vous l’aimez et qu’il est trop tard
Pour éteindre la flamme qui illumine le pinceau devenu flambeau.
Elle se lit toujours comme une première fois
Tous ceux qui l’ont connue s’en souviendront ;
Tous ceux qui la regardent ne peuvent l’oublier.
C’est la toile du maître devenu céleste qui n’a pas 
Encore mis le dernier trait de pinceau.
Elle est immortelle là tout devant moi ;
Connaître Martha, c’est voir ce qu’elle regarde,
C’est comprendre la vie quand elle est absente,
C’est accepter de ne rien prévoir à l’avance.
Aimer Martha, c’est savoir à quoi elle pense ;
C’est exister en continu en croyant en soi.
C’est sentir en soi l’éternelle alliance, c’est trop parler aussi.
On peut y apercevoir enfin le réveil de l’homme ;
Celui qui la contemple rajoute à sa vie.
Martha a le regard de l’horizon de chacun et
Cela veut toujours dire quelque chose ;
L’ennui ne peut établir son domicile.
Son regard triste nous rappelle le genre humain,
C’est l’œuvre de la moralité, c’est la féminité fragile,
L’accomplissement de rien, la continuité de tout ; 
Martha c’est la fidélité à la vie, c’est l’amour après la vie,
C’est mourir avec un bagage pour revivre la fin de l’éternité ;
C’est retenir ce qui devrait partir un jour ;
C’est toujours revenir, c’est faire des compromis avec la porte céleste.
C’est l’horloge des dieux ;
C’est tricher sur sa richesse pour tout garder ;
C’est vivre avec une compréhension secrète,
C’est vivre, vivre et vivre.
C’est penser comme personne avant, c’est aimer d’avantage ;
C’est le mariage des Mots et de l’Amour, c’est ne rien dire aussi ;
C’est tout donner dans un regard, c’est recevoir l’éclat de la sagesse.
Martha c’est le regard de toutes les femmes, c’est un horizon jamais apprivoisé.

Détail d’un grain de sable






De mon désert enflammé,
Avec le cœur aimant,
Dans un noir éclairé,
Regardant vers le ciel,
Comme un jeu de lumière,
Je forme et touche dans un vent sans âge le tracé
D’une lune encore chaude tout là haut dans le ciel,
Tout au loin part là-bas à ma portée ;
J’allume l’univers pour ne rien oublier,
J’ouvre la porte du parangon,
J’attrape ce qui ne se prend pas,
Je reviens en n’étant jamais parti ;
Détail d’un grain de sable te caressant.

Il fait beau là-bas




Quand ce qu’il manque n’est pas là,
C’est qu’il fait beau là-bas ;
Quand l’été et l’hiver se marient,
C’est qu’elle n’est pas loin la belle histoire

Paraîtrait-il que quand ce qui te manque n’est pas là,
Et qu’on en sourit quand même, il fait plus beau qu’il n’y paraît ?

Il s’avère que quand le gris t’éclaire ici aussi,
C’est que tu sais enfin, que tous les écrits du monde sont dans les yeux d’un enfant,
Et c’est alors que tu sais lire plus loin que l’horizon, plus loin que là-bas.

On raconte que même là-bas le tout se lit comme ici et qu’il fait beau 
Quand on a compris que la beauté c’est d’abord pour les autres.





Serge avril 2020

La solitude



La solitude, c’est quand on n’a rien d’autre que
Tout ce que d’autres ne voient pas,
C’est quand sa dictée ne vous quitte plus ;
La solitude c’est quand un nom est beaucoup 
Trop loin que pour l’écrire en discernant sa prononciation ;
La solitude c’est un miroir quand on y voit les larmes couler
Sur le verre que tes doigts pourraient toucher à tout moment.
La solitude c’est vivre à temps partiel, à moitié, 
Une demi- fois, dans un monde divisé, c’est quand vous êtes l’ami d’une lune qu’on ne voit jamais entièrement ;
La solitude c’est quand elle est soudée à vous telle l’enclume
L’est à son poids, c’est quand le paradis a moins de valeur qu’une main absente ;
La solitude c’est quand s’en va ce qui ne vous quitte plus,
C’est quand demain est là sans l’avoir aperçu,
C’est quand ce qui meurt ne vous manque plus…






Serge mars 2020

Parfois




Quand je te vois, toujours en avance sur tout ;
C’est un jour parfait,
Même si parfois…
Quand je pense à toi, toujours sans retard ;
C’est un jour parfait,
Même si parfois…
Quand je sais que tu vas bien là-bas, 
D’avance toujours et du plus lointain ;
C’est un jour parfait,
Même si parfois…
Quand je sais que tu cours dans les champs, 
Moi comme avant, sans jamais penser,
Seulement des fois, à peine de trop, je suis dans
Tes pas et que de temps en temps Parfois n’existe plus ; 
C’est un jour parfait,
Même si parfois…
Quand je sais que par avance tu pleures dans mes bras et
Qu’il pleut soudain un sourire de toi quand tu déménages de nuage ;
C’est un jour parfait,
Même si parfois…
Quand je sais seulement ce que tu veux que je sache, un peu, 
Sans des beaucoup, Pas trop près, un peu en retard, 
A peine à l’avance, rarement ;
C’est un jour parfait,
Même si parfois tu n’es jamais là…

Tic –Tac




Quand je te regarde de là où tout a commencé,
 J’ai envie de remonter le temps jusqu’aux premières aurores,
Où l’éclat n’était encore qu’un astre.
Si je ne te vois pas, c’est que je ne vis pas.
De si loin et de si près, de partout formant un tout,
Je ressens une épreuve amère qui ne se négocie pas ;
Les heures sans son claquent au clocher,
Le mal-paraître ne fléchit pas.
Le temps sans toi, c’est du temps perdu.
A ma montre, celle qui te tient toute la vie,
L’heure indique je t’aime,
Même quand rien ne fait tic-tac…

Copyright 2020 - Les carnets d'Hoffmann